jeudi 21 juin 2018

Roman anarchiste !

 
En lisant L'ultime auberge de Imre Kertész, sorte de faux journal de bord existentiel, l'idée m'est venu d'écrire un nouveau roman, intitulé Le voyage de Juan. C'est l'histoire d'un homme de 80 ans, anarchiste, ancien combattant durant la guerre d'Espagne, qui entreprend un voyage, et veut noter ses impressions, comme autant d'impromptus sur ce voyage, mais aussi sa vie passée, l'anarchisme, les copains du POUM, les camps de réfugiés espagnols sur les plages françaises, la deuxième guerre mondiale, sa déportation dans des camps de travail en Allemagne, puis sa longue vie de docker sur le port de Marseille ; mais aussi sa rencontre avec sa femme, anarchiste féministe, affiliée à la CNT et au mouvement des Mujeres libres, Maria. Ces deux personnages sont inspirés par mes grands-parents anarchistes et opposants toute leur vie au régime de Franco. Des utopistes aux lendemains qui n'ont pas chanté.
Juan Martinez Vita, dit Moreno et Pepita Carpena Amat, mes grands-parents vont nourrir ce livre, qui sera un hommage pour leurs combats et un hommage aussi à tous les anarchistes qui ont fait la guerre civile.
J'ai commencé hier. Puissent les muses me soutenir dans cette entreprise qui mêle l'Histoire à celle d'un homme ; courage donc, et faisons démentir cette phrase de Paco Ibanez, Ya no hay locos en España.
 
 

mercredi 20 juin 2018

Une rue de Berlin sur une phrase de Gide.






Un nombre effroyable d'heures passe sans apporter profit ni plaisir...et il semble qu'on aurait aussi bien pu ne pas les vivre.

lundi 18 juin 2018

Album souvenirs lecture à Nancy mi-juin 2018


 




Poème de New-York

 
 
 
 
New-York
2 H du matin
dans ta chambre
du Arlo Soho Hotel
tu as peur,
tu trembles.
Tu as 45 ans
et tu ne sais plus rien
de la vie.
Tu as tout oublié, et Dieu
ne t’ait d’aucun secours.
Tu as perdu cette force mystérieuse
qui te faisais écrire des livres,
ce lien ténu s’est rompu
à la pointe ultime de toi-même,
sur la route du temps
que ne balisent plus les mots.
 
Te voilà,
chimérique dans une ville
dont le réel devient
protéiforme.
 
Il te reste les nuits - pour t’ancrer
et les jours – pour t’exiler ;
il te reste : New-York,
sa réalité –
cependant que tu te consumes
 
d’un feu
 
ILLUSOIRE.
 
 
 
 

dimanche 17 juin 2018

René Char,en passant...

 
On n’habite que le lieu que l’on quitte, on ne crée que l’œuvre dont on se détache, on n’obtient la durée qu’en détruisant le temps.