samedi 22 septembre 2018

Ma découverte d'Elie Wiesel

 
Excellente lecture en cours. Elie Wiesel est pour moi une révélation. Je n'avais lu aucun de ses livres, celui-ci est mon troisième, et il confirme ce que je pense de cet auteur. Un écrivain profond, dense, inspiré, sensible, qui maitrise remarquablement l'art de la narration en grande partie introspective, en traitant de sujets graves.
 
Voici un passage :
 
"...Tu ne comprends donc pas que Dieu n'est pas Dieu, car l'homme n'est plus humain ? que dans un monde fou, dominé par la violence et la haine, au service du Mal et de la Mort, Dieu lui-même est comme moi, comme toi...Que Lui aussi a besoin qu'on le Libère, qu'on L'aide à ne pas perdre espoir ?"
 
 
 
 

mercredi 19 septembre 2018

Brecht, en passant...

 
Ce matin en prenant mon café, je tombe en arrêt devant un passage de Brecht que je vous livre derechef tant il m'a bouleversé :
 
Toi qui émerges du déluge où tu t'es noyé, quand tu parles, souviens-toi de ta faiblesse au temps obscur d'où tu t'es évadé.
 
 
 

Elie Wiesel, en passant...

 
Doit-on souffrir puis sentir sur la nuque le souffle glacé de la mort pour comprendre pourquoi il arrive que, depuis la plus tendre enfance, l'on se promène avec une sorte de vague à l'âme proche de la mélancolie ?
 
 
 

mardi 18 septembre 2018

Imre Kertész, en passant...

 
Toute question raisonnable mène à l'irrationnel , la raison ne mène donc jamais à la vérité, à la vérité qui a créé l'être et le fait vivre - si toutefois c'est la vérité et non quelque chose de tout, mais vraiment tout différend, que non seulement nous ne savons pas nommer, mais dont nous n'avons pas la moindre idée, la moindre intuition, dont nous n'avons aucune, mais vraiment aucune perception, du moins tant que nous faisons partie de ce monde, c'est à dire tant que nous sommes en vie.
 
 

lundi 17 septembre 2018

Au sujet de Cioran

 
Chez Cioran, cette phrase qu’Hanna adore quand je la lui fait découvrir :
Nous ne sommes des ratés que si la vie a un sens.
Et celle-ci encore :
Les idées sont des mélodies défuntes.
Je m’étais trompé, je m’en rends compte, au sujet de Cioran. Et F avec moi. Je le considérais comme un pessimiste à la petite semaine, une lecture  pour adolescents mal dans leurs peaux, ayant toujours considéré que toute forme de nihilisme était puérile et paresseuse, car la vie engage des notions comme le courage, la lutte contre un laisser-aller spirituel, une force de volonté, et non être fauché à la racine même de celle-ci. J’avais tort, Cioran n’est pas un auteur pour ados déprimés ; il est bien plus que cela. Je regrette que F et moi ne l’ayons pas compris plus tôt. Le néantiste des Carpates me plait et je file à la librairie française acheter tous les livres de cet auteur qui sent le soufre, la mort, l’abandon des utopies, la misanthropie, l’amertume, l’atrophie de l’optimisme, la négation de l’humanité et de la civilisation, le suprême désenchantement, la distillation des brises du désert divin.
 
Décidément, ce Cioran me plait de plus en plus. Je suis tombé en arrêt devant cette phrase dans le bus: Pour vaincre nos attaches, nous devons apprendre à n’adhérer plus à rien, sinon au rien de la liberté.
 
 
 

samedi 15 septembre 2018

Pensées de ce jour


Les nouvelles du monde ne parlent que de sa perte, et de la souffrance des hommes. C'est pourquoi j'ai décidé de ne plus lire les journaux. Je ne serai plus informé désormais. Seuls les journaux intimes m'intéressent.
Car enfin, je me sens fatigué de tous ces effrois baptisés de noms sanglants. Même si comme l'écrivait Elias Canetti : De toutes les possibilités dont l'homme dispose pour se résumer, la moins mensongère est le drame.
Je ne veux plus être aux premières loges d'un Monde qui part à la dérive. Ni que devant ce spectacle, mon cœur s'effrite. Les jugements que l'on porte sur les choses ne doivent pas intéresser l'écrivain. Lui-seul sait combien est grande la solitude, quand on se refuse à la marche du Monde, mais au moins avance-t-il dans la quête de lui-même. C'est à force d'écrire que l'on arrive à croire. En quoi me direz-vous ? Je ne sais pas. En soi, en Dieu, en la Beauté. Si les gens d'action ne sont pour Gide que des sots, soyons passifs, pratiquons une contemplation désuète, faisons la diète devant le Monde et ses nourritures diaboliques. Il faut jeûner de ses banquets. Se reposer, écrire, lire et aimer, tentés que nous serons de pleurer sur nous-même ; lot de toute consolation.

vendredi 14 septembre 2018

Gide, en passant...

 
Ce qui me retient d'écrire à présent, ce n'est pas la lassitude, c'est le dégoût.