vendredi 14 octobre 2016

L’artiste souffre d’une atrophie du vouloir-vivre compensée par une hypertrophie de la conscience.

Frédéric Schiffter

Rachat ou vente ...

« Il n’y a pas si longtemps encore, on nous rappelait tout au long d’une vie qu’il fallait se racheter. On nous explique aujourd’hui qu’il est préférable de savoir se vendre ».

(Cédric Demongeot « Une inquiétude »)

Phrase de ce jour

J'étais un homme à femmes dilettante, je suis devenu une pleureuse professionnelle. 

Des nouvelles de l'excellent Frédéric Schiffter

Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Qu'est-ce que l'homme ? Telles sont, selon Kant, les quatre questions essentielles de la philosophie. Je me les suis posées. À chacune, j'ai répondu : rien. Mais sans doute ne suis-je pas ce qu'on appelle un "philosophe".

 Frédéric Schiffter

Que sont mes amis devenus que j'avais de si près tenus ?

Je m'étonne de découvrir à 44ans que le terrain de l'amitié est un terrain miné : pour un rien certains prennent la mouche et vous rayent définitivement de leur vie ; pour des raisons politiques, parce-qu'on répond moins présent, parce que l'on se marie et que le nouvel époux ou la nouvelle épouse ne vous trouve pas à son gout, ou alors parce que l'on a des enfants et qu'un célibataire sans enfant est un poids mort ; plus jeunes, nous vivions nos vies à fond et l'amitié était une valeur sacrée. Surtout, on était moins susceptibles et cabossés par la vie. C'est peut-être le prix à payer de vieillir ; cela se paie cher et comptant. La solitude se resserre autour de moi comme un étau ; libre à moi de l'accueillir avec sagesse et modestie : "Que sont mes amis devenus" chantait le pauvre Rutebeuf...Des indifférents, ou pire, des ennemis. Avant j'avais plein d'amis, tant d'amis que je les délaissais...Aujourd'hui, les amis me font peur. j'attends le moment où ils vont prendre la mouche pour une broutille, me crucifier pour une opinion ou une parole peu réfléchie. Ah combien est sage l'homme qui sait vivre seul. Ah combien furent belles les années de jeunesse où les ami(e)s se comptaient à la pelle et où l'on pouvait tout se dire avant que ne s'en mêlent l'âge, la politique, les maris et les épouses et surtout les enfants....LE PRIX à payer de s'humilier à vivre.

mercredi 5 octobre 2016

Le recueil de nouvelles que je suis en train d'achever aura pour titre : "L'éternité des faibles" ; titre extrait de la sublime phrase d'Alain Chany : "Ce n'était pas un homme assis dans l'éternité des faibles". Qu'en pensez-vous ?

Pierre Pachet

Que le rêve puisse fournir des exemples de phrases correctement construites, devrait provoquer l’étonnement, et faire réfléchir ceux qui aiment à penser au rêve comme au règne de la liberté sans frein.

Pierre Pachet