mercredi 21 septembre 2016

Penser à son amour de jeunesse, Leslie Sauvagnac, et se souvenir que l'exquisité de ses baisers je ne l'ai retrouvé sur les lèvres d'aucunes femmes. Elle fut mon amour parfait. Elle était belle, m'appelait son "poète égaré" et j'étais son Pygmallion. Enchanteresses années. Aucune femme ne l'a remplacée.  La vie est une sublime farce, pleine de douleurs et d'ironie. Je l'ai connue lorsqu'elle était une jeune fille en fleurs et aujourd'hui, quand je la croise, je me demande où est passée cette délicieuse nymphe brune qui inspirait mes premiers poèmes, quand je pressentais que je deviendrais écrivain. "Ah, comme la vie sait nous humilier" (Maurice Ronnet dans Le feu follet)
Les adolescentes suicidaires et taiseuses, toujours plongées dans un livre me fascinaient à leur âge et continuent d'opérer leur sortilège aujourd'hui. Je n'ai jamais connu de femmes qui puissent les remplacer dans l'absoluité de mes désirs. Les adolescentes, brunes, ténébreuses, qui cogitent trop sont mon horizon indépassable. Oui, avec les femmes, je m'ennuie. Et que dire des mères de mon âge, fières de leur progéniture, avec lesquelles l'ennui confine au supplice.
C'est entendu, je n'ai jamais aimé que mon enfance, soit, pour le reste, on se remplit de dégoût, de vide, d'amertume et on lit les philosophes car il faut bien passer le temps.
J'emmerde la morale. Je ne croyais qu'à la cancritude étant gosse, et je ne trouve de soulagement qu'en faisant l'amour à une jeune fille suicidaire ou dans des conversations avec des dingues. Oui, je ne suis pas normal. Oui, je suis un original, un artiste comme on m’appelle dans le village, oui je suis inadapté, non, je ne peux pas travailler, en tout cas je ne le puis plus. Oui, tout ce qui me reste c'est lire de la philosophie, revoir de vieux Godard ou Claude Sautet et espérer mourir entre les bras d'une fille de dix sept ans. Le reste m'ennuie. A mourir. C'est pourquoi je souffre. MAIS JE RESTE ENTIER. L'ancien amoureux de Leslie Sauvagnac, ce pourrait être mon épitaphe, car c'est la seule chose dont je sois fier. Avoir embrassé, avoir été aimé par la plus adorable des adolescentes qu'il m'ait été donné de rencontrer sur terre; et je me suis un peu baladé sur la planète pour comprendre que oui, j'ai une fois, une fois seulement rencontrer l'éternité ; elle brûle encore dans mon cœur chaste.

jeudi 8 septembre 2016

insaisissable

"Pour lui, la sensation avait glissé, une fois de plus insaisissable, comme une couleuvre entre deux cailloux."

Drieu La Rochelle - Le feu follet

Actu !

Chers amis, chères amies, j'ai deux actus : l'une très actuelle : la sortie de mon recueil de nouvelles "Jours de gloire" aux excellentes éditions Al MANAR de Alain Gorius ; longue vie à ce recueil que je vous recommande chaudement. L'autre : je sortirai en novembre en même temps que Chris Christophe Bregaint un recueil de poésie intitulé "Entre le spleen et la mémoire" aux non moins excellentes éditions Les carnets du dessert de lune dirigées par l'ami Jean-louis Maurice Massot et préfacé s'il vous plait par Christophe Bregaint himself ! A bon entendeur salut !

Entre le spleen et la mémoire

Chers amis, cela se précise....Mon nouveau manuscrit à paraître aux Éditions Les carnets du dessert de lune en novembre, vient de changer de titre ; il s’appellera "Entre le spleen et la mémoire" , la photo de couverture a été choisie et Christophe Bregaint a fait une belle préface- quoique trop courte à mon goût, tant on voudrait plus de mots de lui. Bientôt, je posterai un visuel de la couverture. 

Autre nouvelle, il parait que du côté de Bordeaux " Jours de gloire " a tapé dans l’œil d'un libraire qui en a fait son coup de cœur de la rentrée...Savoir prendre toutes ces bonnes nouvelles dans le chaos de mon existence intérieure.