vendredi 17 novembre 2017

Intervale musicale


Paris La Belle

Par tous les saints, comme je me sens bien à Paris...Ce que je préfère, c'est lire et écrire au café, et le soir, en écoutant de la musique, me relire - et même si je constate que je ne suis pas Marcel Proust ou Elias Canetti, je trouve que je ne fais pas de la trop mauvaise ouvrage ; et même que je suis supérieur à certains, mais là n'est pas la question, il n'y a d'ailleurs pas de question - je voulais juste dire , en passant, mon attachement à cette ville, à mon salon, à ma chambre - aux mots des autres (les bons). Il est bel et bien consommé l'exil sudiste, my blue eyed son, my darling young one.
 
 
 
 
Photos signées Brassaï
 
Je ne sais pas pourquoi, mais en dehors des grandes villes que je connais, comme Paris où je vis, mais aussi Barcelone, je déprime et deviens friable. Je suis résolument allergique à la vie de province, ce n'est pas par snobisme, mais par incapacité ontologique de m'y adapter, j'ai ça dans le sang, la province me déprime. Montpellier, si tu savais combien je ne te regrette pas. Montpellier, je te vomis. Paris seule infuse en moi l'appétit de la vie et il n'y a qu'entre ses murs que j'ai rendez-vous avec les Muses.
 
 
 
Photo: Brassaï, 1932

Love Paris

Hier soir, superbe soirée avec mon ami Quentin (Paris by night), un verre rue Faubourg Saint Denis, promenade Boulevard Bonne Nouvelle, repas chez Chartier, puis café en terrasse...C'était magique ; comme Paris est belle. Nous avons devisé de la mort, de Dieu, de la musique que nous aimions, de nos souvenirs de jeunesse lorsque nous étions en collocation dans ce même quartier ; puis retour, en solo, chez moi, par le dernier métro - magique, avec sa faune noctambule - lisant Elias Canetti. Comme j'aime Paris, combien je revis...
 
 

Alejandra, en passant...

Dame toute petite
logée dans le cœur d’un oiseau
elle sort à l’aube et prononce une syllabe
NON

...
*
Reloj
Dama pequeñísima
moradora en el corazón de un pájaro
sale al alba a pronunciar una sílaba
NO



Alejandra Pizarnik

 

mercredi 15 novembre 2017

Photo du Jour.



Doutes et effroi

Aujourd'hui, je suis perclus de doutes quant à l'écriture de mon roman ; mais n'ai-je pas l'habitude ?
Enchainé à ce que Spinoza appelait Les passions tristes.
La lucidité voudrait que j'envois tout par le feu, mes écrits miniaturistes. L'impossibilité aujourd'hui où je suis de me donner pour ce que je suis - de me livrer - sous un autre éclairage - à la répudiation des Muses - car la désinvolture n'est ici point admise - ou, aux données immédiates de la conscience chères à Bergson.
 
Fabien Sanchez copyright 2017