vendredi 11 avril 2014

Pirotte


On finit par aimer la vie
dans les rues qui s’assombrissent
devant les seuils de maisons vides
qui ne sont que débâcles et ruines
parfois à la seule fenêtre
aux vitres maculées de suie
passe un reflet d’ombre ou de bête
enfermée un oiseau peut-être
qui cherche à retrouver le ciel
exactement comme toi
et qui se blesse les ailes
et qui renonce à l’au-delà

Jean-Claude Pirotte         Cette âme perdue (2011)

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