dimanche 18 mai 2014

Pericle Patocchi



Mystère quotidien

Tu sens le bord invisible
ses yeux de rat
des rumeurs
dans le portrait de ton père

vertiges !
avance
sur les trappes de ta chambre
jusqu’aux fenêtres

ici l’abîme est plat
la vue
aérienne s’y repose
sur des ailes de pigeon

que ton œil se promène
dans le vert des platanes
le ciel
est un grand trou là-haut

il suffit d’un regard et tu tombes
dans le remous des étoiles

Pericle Patocchi
In Revue « La poésie française contemporaine de Suisse », 1974, page 46 (Horizon vertical, © Rencontre, 1968)

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