dimanche 1 juin 2014

Lydie Dattas


Si je vous parle, ce n’est pas depuis une
conscience lumineuse, mais depuis cette région
de l’âme tissée de nuit et d’épouvante
où la pensée n’est plus la marque d’une richesse
intérieure ou d’ une supériorité morale,
mais la trace humiliée d’une misère spirituelle
si grande qu’elle fut toujours occultée, misère
d’autant plus grande qu’elle ne sait pas son nom
et qu’ elle est faite précisément de l’ignorance
de sa propre malédiction.

***

Lydie Dattas (née en 1949) – La nuit spirituelle (1996)

1 commentaire:

  1. Merci pour ces mots. Lydie Dattas cultive le retrait de la sphère publique et on ne la voit pas beaucoup, mais je tenais à faire la promotion de son dernier recueil en date, La Blonde : ma recension ici https://femmesdelettres.wordpress.com/2016/10/17/lydie-dattas-la-blonde-les-icones-barbares-de-pierre-soulages-2014/

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