vendredi 19 septembre 2014

La jeune beauté tentatrice et la promesse d'une vie meilleure...


Ce texto d'une lectrice : "Quand vous m'avez téléphoné hier, j'ai fait après seule dans ma chambre des bonds de quatre mètres de haut !!!". Je lis cela cependant que ma femme me reproche de n'avoir pas bien fait la vaisselle et après s'être une nouvelle fois refusée à moi, qui tentait une manœuvre craintive, vaguement soumise et assujettie au doute, à l'usure du temps, à une coriace lassitude. Mon ami philosophe m'enjoint à sauver ma peau en épousant cette jeune admiratrice de 25 ans, apprentie dentiste, qui me donnera sa jeunesse, son dévouement, son argent et l'enfant que ma femme refuse d'avoir. Terrible considération que celle d'une possible évasion, dont l'espoir rongeur est connu des prisonniers. Cette joie mêlée au sang de la tristesse devant ce message d'une jeune beauté provinciale dont la courbure des hanches, le galbe des seins, la clarté de la peau, la noirceur nympho maniaque du regard félin font battre mes tempes, débouche sur le constat, que soudainement submergé, je vais m'allonger, essoufflé et épuisé, comme après un effort physique intense, sur mon lit, l'ordinateur portable posé sur mon ventre, pour me connecter au blog du philosophe Frédéric Shiffter, pris dans l'étau où sont resserrés deux impossibles : joie et tristesse, se défiant dans une lutte perdue d'avance car disposant d'armes égales, et s'annulant doucereusement sous l'effet d'un quart de Lexomil fondant sous la langue comme neige au soleil...Laissant ainsi au vide retrouvé , le choix entre une approche stoïque devant les événements ou le recours  au souffle imperceptible d'un Dieu tour à tour loué et renié.

© 2014 - Fabien Sanchez

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