jeudi 18 septembre 2014

Serge Koster...





"J'avais appris à perdre. Amours, argent. La présence de secourables créatures ne compensait pas le sentiment de traverser cette vie sans en être. Je faisais du sport avec Ludovic qui philosophait. je servais docilement l'illustre Lucas Len...oir. Et j'attendais de rencontrer la compagne que je pourrais éveiller, la nuit, en lui demandant, du fond de ma cinquantaine lasse : "Mon coeur bat-il encore ?" Ces personnages ne se connaissaient pas, ne se connaitraient pas, il n'y avait aucune raison. Nos vies sont aussi cloisonnées que les cellules d'une lutte clandestine. L'étanchéité des compartiments n'autorise pas le frôlage des cercles cotangents, où je continuais d'apprendre à perdre.

Serge Koster - Ces choses qui blessent le coeur - Éditions Léo Scheer
 
 

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