mardi 23 septembre 2014

Stephen King a un peu de MAL avec les riches....


 […] Les sénateurs et représentants américains qui refusent, ne serait-ce que d’envisager d’augmenter les impôts des riches, et gémissent comme des bébés ge...ignards (en général sur Fox News) chaque fois que le sujet revient sur le tapis, ne sont pas, pour la plus grande majorité, immensément riches, même si beaucoup d’entre eux sont millionnaires. Simplement, ils idolâtrent les riches.

Ne me demandez pas pourquoi ; je ne les comprends pas non plus, puisque la plupart des riches sont aussi ennuyeux que de la merde de vieux chien mort.

[…] J’imagine que cet amour des conservateurs pour les riches vient de l’idée qu’en Amérique, n’importe qui peut devenir riche s’il travaille dur et qu’il économise ses sous. Mitt Romney l’a dit, en fait :

« Je suis riche et je ne m’excuse pas d’être riche. »

Mais personne ne veut que tu t’excuses Mitt, ce que veulent certains d’entre nous (ceux qui ne sont pas aveuglés par le persiflage de conneries qu’on vomit pour masquer l’idée que les gens riches veulent garder leur satané fric), c’est que tu reconnaisses que tu n’aurais pas pu réussir en Amérique sans l’Amérique. Que tu as eu la chance de naître dans un pays où la mobilité sociale est possible (un sujet sur lequel Barack Obama peut s’exprimer avec le poids de l’expérience), mais où les canaux permettant une telle mobilité ascendante sont de plus en plus bouchés.

Cela s’appelle le patriotisme

Il est injuste de demander à la classe moyenne d’assumer un taux d’impôt disproportionné. Pire qu’injuste ? Putain, mais c’est anti-américain !

Je ne veux pas que tu t’excuses d’être riche, je veux que tu reconnaisses qu’en Amérique, nous devrions tous payer une part d’impôts juste. Que nos cours de civisme ne nous ont jamais appris qu’être Américain signifie : « Désolé les enfants, vous ne pouvez compter que sur vous-mêmes. » Que ceux qui reçoivent beaucoup doivent être forcés de payer dans la même proportion. C’est-à-dire de l’assumer sans se plaindre : cela s’appelle le patriotisme, un mot que les conservateurs adorent utiliser à tout bout de champ tant que ça ne coûte pas un sous à leurs riches bien-aimés

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