vendredi 17 octobre 2014

La peur de décevoir Dieu...

 
Roland Jaccard me demandait l'autre jour si je pensais qu'équilibre et littérature faisaient bon ménage. Or je veux Dieu et la santé, et Dieu est équilibre...Peur de décevoir Dieu...Envie de me mettre à genoux et m'humilier devant lui. L'impression que le livre que je suis en train d'écrire est un pathétique opus romantico erotico nihiliste qui ne véhicule aucun espoir pour les cœurs humains, à contrario des Sermons et traités de Maître Eckart par exemple, ni même ne valorise la bonté et la compassion à l'image du dernier livre de Mathieu Ricard par exemple pour en finir sur la souffrance animale, et qu'en cela je le dessers, me détourne de tous les bienfaits qu'il a fait pour moi. Pardonnez moi Seigneur, je suis un misérable...
 
Sainte vierge Marie, ne vous détournez pas de moi...Je suis un vaniteux, un pécheur, un fainéant, un sensuel, qui aime ce monde et se moque de la souffrance humaine et animale, je ne suis rien, je suis un pauvre type, un nul, mais je vous en supplie : ouvrez moi votre cœur...Le cœur du monde ne bat plus pour moi, et je vis comme une ombre, à côté de mon âme, me délectant de la lecture des geignards suicidaires, et écrivant sur les failles humaines, les troubles de l'anxiété, et les errements des feux sentimentaux. Je témoigne de ce que la vie est "une nuit passée dans une mauvaise auberge". Peut-être est-ce là la tâche qui m'a été assignée? Mais par pitié accueillez mes cendres et mes larmes, détournez mes pensées de moi, et donnez à mon nom la paix de l'esprit et le silence des organes.
 
 
Copyright - Fabien Sanchez 2014

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