vendredi 17 octobre 2014

Roland Jaccard et Fabien Sanchez ont gagné chez Yushi ce soir....



Florilège Jaccardien extrait de La tentation nihiliste, Une fille pour l'été, Dictionnaire du parfait cynique...

Mais vient le temps où l'on apprend qu'il n'est de pire ennemi pour soi que soi-même et qu'il faut un courage d'une toute autre nature pour affronter ses propres idées. Penser, c'est toujours penser contre soi.

Vouloir des enfants, c'est vouloir se venger de son passé. C'est pour la femme faire don à sa propre mère de sa haine et pour l'homme rivaliser avec son père ou avec Dieu dans le fantasme imbécile d'une postérité. Et c'est pour chaque couple un remède au désespoir. Quand la vie a trompé nos attentes, quand on a renoncé à se créer soi-même, quand on pressent que tout est foutu, alors plutôt que de se rendre à la morgue, on convie sa famille et ses proches dans un lieu plus sinistre encore, parce que plus kitsch : la maternité.
 


 Il en est du plaisir comme de l'argent : on trime beaucoup pour en gagner peu et on dépense tout pour ne jouir de rien.

Quoique que vous fassiez, vous le regretterez [...]. Mais si vous ne le faites pas, vous le regretterez plus encore...
 

 La solitude n'est possible que très jeune quand on a devant soi tous ses rêves ou très vieux avec derrière soi tous ses souvenirs.

L'ennui est la plus stérile des passions humaines. La plus excitante est d'éveiller une adolescente qui s'ennuie.

Dans un monde bien fait, on devrait pouvoir échanger une femme de quarante ans contre deux de vingt.
 

 À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
    



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