lundi 10 novembre 2014

Woody Allen a retrouvé sa magie


Le dernier film de Woody Allen "Magic in the moonlight"  est tout simplement une merveille. Excellence des dialogues, du scénario et Colin Firth (l'acteur génial du Valmont de Milos Forman ) impérial dans le rôle de Stanley Crawford homme rationnel, snob, imbu de sa personne, grognon, cynique, caustique, désespéré, dont les sarcasmes et l'esprit désenchanté ne feront pas le poids devant l’irrationalité de l'état amoureux. Les questionnements qui fusent tout au long du film sur le sens de la vie, la possibilité d'un autre monde, l'espoir dans la croyance d'une mystique trouvent leur moment d'apogée lorsque Colin Firth (Stanley Crawford) se prend à prier le ciel pour la guérison de sa tante. On sait Woody athée et considérant que la vie n'a aucun sens, qu'elle est cruelle et injuste, mais quel esprit aussi désabusé et rationnel soit -il n'a-t-il jamais été tenté de se changer en âme éprise de piété et caressée par la brise rafraichissante du divin et du merveilleux...Ce film "Magic in the Moonlight" est un pur bijou. Et moi qui boudais Woody depuis quelques années, ayant détesté "With love from Rome" et "Midnight in Paris" comme autant de farces bâclées et grotesques sur fonds de mauvaises cartes postales pour richissimes américains, sans oublier le médiocrissime "Christi Vicky Barcelona" ! Ce film est le retour en grâce du réalisateur qui enchantât mes vingt ans, l'âge où je l'ai découvert avec "Husbands and wives" et où cette rencontre fut un des moments délicieux de ma vie de cinéphile. Ce soir, la magie est retrouvée, et lorsque je suis sorti du cinéma, je regardais la lune au-dessus de Paris avec une prière dans le cœur : Merci Woody.




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