jeudi 26 février 2015

Du bon...


Il y avait quand même du bon dans le métier d'écrivain et j'avais beau me creuser la tête,je ne voyais pas dans quelle branche je pourrais retrouver une telle liberté si par malheur j'étais un jour contraint de me reconvertir. J'essayais de ne pas trop y penser, je savais que m'asseoir derrière un bureau me tuerait. Je priais tous les jours un peu plus pour obtenir du Ciel qu'une sorte d'héritage nous tombât  sur la tête, et la nuit je jetais secrètement une pièce de monnaie par la fenêtre.

Philippe Djian - Échine - 1988

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