lundi 18 mai 2015

Se hâter sans fin vers de nouveaux rêves ou les mettre sous le boisseau, qu'est-ce qui rend le plus heureux ? Ne pas se hâter tout d'abord, la hâte n'est jamais bonne conseillère et ne pas renoncer à ses rêves, ils seront destinés à se réaliser et par la même à mourir, ou à ne pas se réaliser, le risque étant de les voir se travestir en chimères, porteuses d'idées et de sentiments funestes comme la frustration et la tristesse. Mais il me faut rêver, car sans cela, la vie est pire qu'un séjour prolongé à la campagne. La nature est vide, une vie sans rêve aussi. Ce qu'il me faut, c'est arpenter le bitume et vivre parmi les hommes , et toujours, en dépit des circonstances, s'assigner à la tâche qui vous a été attribuée ici bas. La mienne est de rêver de faire, et quand je fais ce pourquoi j'ai rêvé, je suis en vie. Peu importe que je réussisse ou que j'échoue, je ne puis - j'ai essayé une fois, ce furent de dures années d'amertume - me détourner des rêves que Le Christ a fait surgir en moi, car nous sommes tous élus pour quelque chose, et les dieux font payer cher celui qui se détourne par rébellion, lâcheté, découragement de sa mission. Nul autre choix que de poursuivre ce pourquoi l'on est fait, car s'en détourner mène à la déréliction, au désœuvrement et à l'abandon du soutien de son âme.

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