dimanche 26 juillet 2015

Mon poète français préféré , le grand Frédéric Jacques Temple m'écrit pour me dire qu'il est en train de lire mon roman "Le sourire des évadés". Touché ....

Au bohneur des voiles

Reçu par le courrier ce livre de mon ami Stéphane Chaumet. Je me suis plongé dedans avec délectation...Chaude recommandation...


"Quelques années avant que la guerre n’éclate, Stéphane Chaumet s’installe en Syrie, dans la ville de Lattaquié.
Ni touriste, ni journaliste, il ouvre les yeux, les oreilles, les narines, les mains, se fait éponge. Les rencontres commencent…
Nisrine, pas voilée, se glace dans l’espoir toujours déçu d’un mariage. Bana, sa cousine de vingt ans, voilée, joue avec le feu plutôt que de se consumer à attendre un mari. Hiba, véritable descendante du Prophète s’est fait tatouer sur le sein le prénom de son amant. Kinda, la cendrillon de 22h30, lutte pour préserver sa liberté. Sarab, brillante étudiante en médecine dont le père, général de l’armée, est surveillé par les services secrets. On croise aussi Victor, peintre français, que son homosexualité précipite dans des aventures périlleuses. Une bibliothécaire chrétienne envoie des SMS à Dieu, un mystique musulman fume du hash roulé dans les pages du Coran…
Autant de romans vrais où le désir, le sort des femmes, les liens de famille, la religion, la surveillance, l’hypocrisie sont vécus par des personnages saisis dans leur intimité. C’est un autre monde que le regard chaleureux de Stéphane Chaumet rend tout proche.
Stéphane Chaumet est né en 1971. Il a publié de la poésie avant "Même pour ne pas vaincre" son premier roman, paru en 2011au Seuil."

jeudi 23 juillet 2015

Dieu ne pouvant être partout, il inventa les mères
(Proverbe juif)


L'angoisse, revanche des pensées inutiles et stationnaires, et des va-et-vient que j'ai tant méprisés.
Angoisse mon véritable métier
et à la moindre lueur, je rebâtis la hauteur
d'où je retomberai ensuite.

Paul Valéry - Cahier 1910


WOODY for EVER

Je me replonge dans les films de Woody Allen, qui fut la révélation de mes vingts ans avec une jubilation absolue. Hannah et ses soeurs, September, Interiors, et hier soir, Husbands and wives, son dernier film avec Mia Farrow...Un monde sans Woody serait irrespirable...Ma dette envers lui durera jusqu'à mon dernier souffle.


mardi 21 juillet 2015

C'est ainsi que j'aime vivre, l'âme au frais et le ventre à l'air, toujours près de l'eau, dans un perpétuel été, en permanent vacation.... Je partirai un jour vers un pays sans hiver, sans chaussures ni pantalon, un pays de chapeaux de pailles et d'espadrilles, de ventilos et d'embruns. Je trouverai mon Big sur, ma Finca Vigia...Le lieu et la formule.



lundi 20 juillet 2015

En lisant "Le monde de DH Lawrence" par Henry Miller, je me sens ragaillardi....Henry est le seul écrivain que je lis depuis mes vingt ans qui puisse me redonner foi dans mon travail d'écrivain et dans la vie....Les autres, ceux que j'ai aimés comme Carver, Hemingway ont été les compagnons d'une époque, Henry et moi, je le sens, c'est pour la vie....Merci pour son souffle de vie, son lyrisme étincelant, la dette que je dois à cet homme est immense...Je lui ai consacré une lettre ouverte dans mon recueil de poésie, mais je crois qu'un jour, je vais lui dédier un livre. Always in my heart, Happy Rock...


samedi 18 juillet 2015

vendredi 10 juillet 2015

Beaucoup s'agitent sur la surface de la planète, qui sont cependant des âmes mortes.
Beaucoup, enfouis au cœur de la terre, reposent et sont vivants.

Kharraqâni.

vendredi 3 juillet 2015


TU FINIRAS ROMANTIQUE ET DéPRESSIF MAIS tu seras aimé...Prophétie totalement réalisée
Mon voisin Mr Benchemol, veuf, misérable, amoindri, qu'espère-t-il encore, qu'attend-il de la vie ? J'aime cet homme ; il marche le pas lent, voûté. Tous les jours ses pas diminués le mènent vers la synagogue que protègent des militaires en arme, car Mr Benchemol est menacé. Il n'a plus sa femme, il n'a pas d'enfants...Habillé comme un clochard, il a tout du misérable et pourtant, à chaque fois que je le vois, mon cœur est transpercé par un rayon de soleil.
Romain Gary , Hemingway, Miller...voilà des écrivains qui n'ont pas eu des destins médiocres...SI JE COMPARE MA VIE à la leur, je ne trouve plus de place qui me contienne....JE SUIS écrivassier avec une mentalité d'épicier et je mourrai comme j'ai vécu, sans courage...ENTOURé par la médiocrité..QUE JE PARTAGE AVEC TANT D'autres....


A trente ans je voulais rejoindre le commandant Massoud l'Afghan pour lutter contre les talibans ; l'homme qui lisait de la poésie à ses soldats. Mon père m'en a dissuadé...Hier, j'ai été tenté de rejoindre les milices anti braconniers d'une réserve au Congo pour lutter contre les salopards qui tuent les singes et les gorilles....Et puis je suis là, devant mon minable manuscrit....Sans aucune cause à défendre....VAIN, vide, crevant à petit feu d'égocentrisme..Lâche petit chômeur français dont le seul fait glorieux est d'avoir écrit quatre livres....ET QUI DOIT S'ESTIMER HEUREUX D'AVOIR RéALISER UN rêve de jeunesse...mOURIR POUR DES IDées n'est PAS SI BÊTE....


A vingt ans...

A vingt ans il trainait dans les bars et allait voir les putes, à quarante, il traine dans les églises et va voir sa psy. A vingt ans, il aimait Hemingway, à quarante il milite contre la corrida, la chasse en safari, à vingt ans il aimait le style de vie anarchiste d'Henry Miller, à quarante il pense qu'il n'était qu'un j'en foutre et un parasite, à vingt ans il avait soif de voyages et de découvertes d'autres cultures, à quarante il cherche une endroit où pouvoir s'isoler et fuir le monde, à vingt ans il aimait les grandes villes, à quarante il les voit comme autant d'asiles d'aliénés, à vingt ans il se moquait de la politique, à quarante il s'aperçoit que tout est politique, à vingt ans il ne se méfiait pas des femmes, à quarante il sait qu'il ne faut jamais se dévoiler au grand jour ni baisser la garde, à vingt ans il avait des rêves et des désirs, à quarante il n'a plus que le désir de faire la sieste. A vingt ans, cela faisait à peine dix ans qu'il avait eu dix ans, à quarante...

Fabien Sanchez Copyright  2015





mercredi 1 juillet 2015

Hier soir, j'ai dit au-revoir à mes amis poètes Christophe Brégaint et Tom Buron car je pars deux mois et demi dans le sud. Mon ami David a pris la photo, lui aussi va me manquer...L'amitié est une belle chose ; mes amis sont tous des artistes ; ils sont ma seconde famille...