dimanche 28 février 2016

Is anybody here remember Cyril Collard ?


"Au bout du périple de Sylvain, il y a une victoire : n'importe quel tableau de la rue peut me servir de souvenir, car il contient sans symbolisme, et parce-ce que la transfiguration est devenue possible, les germes de l'excès, c'est à dire ceux de l'amour, et de l'acceptation de tout ce qui est en-deçà : la vie vers la mort."

Cyril Collard - L'ange sauvage - carnets



Chet me remet à l'écriture



Bon, 
à l'écoute de Chet, 
j'ai repris le chemin 
de l'écriture, 
une nouvelle 
qui 
s'appelle 
"Brooklyn"

vendredi 26 février 2016

Je ne reconnais plus ma femme, porté par la voix de Lightnin'

ll avait eu deux de ses ex au téléphone cependant que sa femme était au chevet de sa mère ; en écoutant Lightnin' Hopkins ; et quand sa femme est rentrée, il ne la reconnut pas, il ne se reconnut pas dans cette relation, parce qu'il avait parlé avec des filles qu'il avait aimé plus jeune, un peu comme s'il avait eu dix sept ans et que débarquait dans l'apart une femme qui aurait pu être sa mère. Toujours, ill avait préféré la putain à la maman, sa jeunesse à sa vie d'homme. Il était un malade du temps qui passe, un incorrigible nostalgique. Il ne sut que dire à sa femme, aussi se plongea-t-il dans l'écoute du grand Lightnin' et ferma les yeux, et se souvint, un sourire sur les lèvres des années insouciantes au cours desquelles il roulait en scooter avec de jeunes filles, quand le sexe n'était pas un continent noir, mais la promesse qui vient toujours après qu'une fille sourit puis rit, et enfin pleure, my babys, my girls, they became wives and wifes and I'm cryin'with Lightn'in sur le temps qui passe...................

jeudi 25 février 2016

With Jim Jarmusch


Bon, c'est entendu, le Jim Jarmusch de 1983 , période "Stranger than paradise" apparaît dans mon roman, à sa moitié, en guest star; c'est pas très réaliste mais ça a du chien, ca apporte ce petit plus qui fait de mon roman un road movie digne de ce nom et peut-être bien mon meilleur livre à ce jour. Il prendra en stop mes deux adolescents fugueurs qu'il trimbalera de Paris à Berlin et de Berlin à Barcelone. Il parle peu, il est américain, s'exprime dans un mauvais français et mes ados évadés dans un mauvais anglais, juste de quoi se comprendre, juste de quoi comprendre que le cinéma est à l'origine de leur présence dans la voiture de location de Jim. Le cinéma est ici coupable, responsable, de ce que l'espace s’agrandisse autour des protagonistes en butte avec le réel, que dis-je, en guerre contre lui ; avec moi derrière ma plume  devenue folle et inharmonieuse désormais avec toute forme de réalisme.
Le roman s’appelle "We can be heroes"
Certains sauront de quelle chanson est extraite cette phrase.


jeudi 18 février 2016

Henry Miller

"Sexus", dès le début, est une histoire d'amour et d'argent, ainsi que le sera toute La crucifixion en rose : l'amour est le mouvement même de la liberté, l'argent est le frein que la société met à son accomplissement ; l'amour est la vie, la société est la mort.

Gilles Plazy - Henry Miller - portrait de l'artiste en clown avec des ailes - éditions La part commune.

lundi 15 février 2016

We can be heroes

J'écris un nouveau roman "We can be heroes" dans lequel on retrouve le personnage de William du "Sourire des évadés" lorsqu'il avait quinze ans, Frédéric Johansen (esquissé dans le sourire sous forme de fantôme - il traversait ce roman comme un fil rouge, une figure du passé) et le cinéaste Jim Jarmusch, mais aussi Fabrice Canovas, Cédric Latorre, Louis le chapardeur, Steve "The Cure" Pastre, Judith Kleinfinger......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................c'est l'histoire d'une évasion....

Voici le premier chapitre :

Je présentai mon visage à la fenêtre du dortoir. Il faisait doux et le ciel était dégagé. Je n’ai eu  droit à aucuns autres commentaires de la part de Louis, sous le prétexte qu’il avait promis à Fréderic d’être muet comme une tombe. Notre ancienne amitié, seule, l’autorise à me prévenir. Très bien, dis-je en m’éclipsant de la chambrée, d’un ton qui laisse entendre que j’accueille ces propos avec sérénité. 
Nous nous vêtons à la hâte sans plus d’autre commentaire. Après une toilette sommaire, nous quittons le dortoir en silence pour rejoindre la cour ensoleillé. La plupart des copains sont déjà là, se tenant regroupés près du pilier attenant au préau. Nous serrons quelques mains.
 Cédric Latorre, est en train de retracer le récit de ses aventures du week-end avec Julie Charon. Il a presque failli la convaincre de l’embrasser déclare-t-il avec feu. Les copains sont suspendus à ses lèvres car pour avoir tous vu Julie danser sur Relax don’t do it, il est établi que quiconque parviendrait à embrasser les lèvres de cette tentatrice maléfique relèverait le défi de l’année. Cédric explique avoir employé toutes les ruses en son pouvoir pour obtenir les faveurs de cette fille de feu. Elle allait enfin lui céder quand la mère de l’intéressée a poussé inopinément la porte de la chambre. Oh punaise ! s’exclame Kiko.  On est tous consterné par le coup que lui a infligé le sort, alors même qu’il touchait au but. Il s’en est fallu de peu que cette journée soit marquée d’une pierre blanche.
J’appose ma main sur son épaule en geste de compassion. C’est à cet instant que je     vois se profiler dans le dos de Cédric, la silhouette de Frédéric Johanssen, qui se détache sous le ciel bleu. Le seul ami que la vie me donnait d’avoir. Le seul qui comptât autant qu’un amour.


*
Je connais Frédéric Johansen depuis que nous avons sept ans. Nous en avons quinze aujourd’hui. Parfois, comme ce matin, le simple fait de le voir arriver dans la cour suffit à me mettre de bonne humeur. Mon esprit file au-devant de lui, et je savoure déjà, dans un élan d’excitation et de crainte mêlés, ce qui va suivre.
Il convoquera la foudre de sa parole ensorceleuse. Je constate que l’air qu’il affiche est empreint de gravité, mais pas de celle qu’on attribue aux mauvais jours. Un faible sourire, qu’il devait tenter de réprimer, s’esquisse à la commissure de ses lèvres. Ce qu’il pouvait nous dire au gré de ses récits (qui étaient chez lui comme une seconde nature, ou peut-être même la seule et unique derrière laquelle il s’effaçait pour demeurer un mystère), pouvait orienter le cours d’une journée. Influer sur les heures à venir. Mais peut-être pressentait-il à cette occasion, qu’il engagerait nos cœurs adolescents dans son sillage. Probablement en mesurait-il déjà le poids, prenait-il toute la mesure de ce qu’il allait annoncer.
Si tel était le cas, il était dans le vrai. Car il allait nous précipiter au-devant d’évènements qui marqueraient nos existences à jamais.





Me



dimanche 14 février 2016

Ce que je pense du vote


Les dix ans de mon premier livre

IL Y A DIX ANS SORTAIT
"CHÉRIE, NOUS ALLONS GAGNER CE SOIR", 
mon premier livre, 
un recueil de micro nouvelles .........
que mon père a pu lire avant de mourir;
m'encourageant à persévérer, à ne jamais lâcher l'affaire.

Vous avez vous quelque chose à en dire : ce mur est pour vous.

Proche des grands nouvellistes américains, voici un livre à l’écriture cinématographique où se croisent des personnages à la dérive, en quête d’amour et de reconnaissance… L’humeur est poisseuse, mais souvent drôle aussi, tandis que les drames, petits ou grands, se jouent dans l’intimité. Avec ces nouvelles, Fabien Sanchez nous berce d’une longue complainte : celle d’un blues rauque, enfumé, qui dit la douleur et la joie d’être en vie.



vendredi 12 février 2016

De défaites en défaites jusqu'à la victoire finale


Je ne me laisse pas abattre par les refus concernant mon roman sur les femmes et commence un nouveau roman sur
de jeunes garçons : "We can be heroes". Une chronique adolescente qui a lieu en 1983. Ou comment une bande de jeunes fomente une fugue, non, que dis-je, une évasion.

mercredi 10 février 2016

Perdu parmi les femmes

J’attends qu’Héloïse ouvre la porte de son appartement. Elle me prend par la main et me guide sur la pointe des pieds jusque dans sa chambre.
- Et maintenant ? demande-t-elle, c’est quoi le plan ? J’allais m’endormir. Il est près de deux heures du matin.
- Dors…je vais rester là un moment. Je vais te regarder dormir puis je sortirai discrètement, ne te préoccupe de rien.
- T’es vraiment givré. T’as jamais voulu m’embrasser mais tu veux me regarder dormir ?
- C’est ça, tu as tout compris.
Comme si j’étais sensible à la sorcellerie de la lune, enraciné sur ma chaise placée devant le lit d’Héloïse, dans une mobilité taciturne, je l’observe qui s’endort sur le ventre, sans drap, nue, me présentant ses fesses prisonnières d’une culotte noire dentelée, son dos courbe, le yin et le yan tatoués au creux de ses reins, ses cuisses fermes, sa nuque, ses cheveux ondulant sur ses épaules. Je ne peux pas me défaire de la vision de cette vision spectrale sublimée par l’extase lunaire, sa luminosité ensorcelant la pièce, emplissant la chambre de mystère et de sacré. Mon regard erre sur ce corps endormi, nimbé de la clarté pâle du disque d’argent qui flotte au zénith, dotant le corps alangui d’Héloïse d’une émouvante dignité, en dépit de l’impudeur de son abandon involontaire.




mardi 9 février 2016

Le sourire des évadés

Je sortis acheter une cartouche de cigarettes et le journal. Ce
n’était pas tant que j’éprouvais le besoin d’avoir des nouvelles
du monde – j’étais précisément venu ici pour lui tourner le
dos – mais depuis la mort de mon père, j’achetais régulièrement
Le Monde. Pour me pénétrer des mots qu’il aurait pu lire.
C’est de retour dans ma rue que je l’aperçus. 
Licencieusement vêtue d’un maillot noir deux pièces, 
le peu qu’elle donnait
à voir de sa peau lisse et diaphane laissait courir l’imagination
 
sur son invisible nudité. 
La nymphe était coiffée d’une imitation de Borsalino en paille et se tenait lascivement installée
dans un transat sur sa terrasse, qui avait la particularité d’être
rehaussée et d’offrir un point de vue imprenable sur la rue et
mon jardin. Depuis ce poste de vigie stratégique, elle était l’œil
de Moscou et les oreilles de la Stasi, mais s’offrait également à
tous les regards. Présentement, elle était occupée à appliquer
du vernis à ongle sur ses doigts de pied sans lever les yeux vers
moi, ce qui m’arrangeait bien car je n’avais pas à cœur de lui
signaler ma présence.
Je la fixai un moment,
 puis passai devant elle en affectant
de ne pas la voir.


Le sourire des évadés, Fabien Sanchez, editions La dragonne, 2015

lundi 8 février 2016

Je ne suis bien qu’en vivant avec Natacha : dédommagement de ma naissance. Ce soir, éboulis d’un rock de Lou Reed chantant les filles de Charley. Notes ressuscitées sur l’eau dormante de l’oubli. Les fous me font peur et les poètes m’ennuient. Je ne supporte que la camaraderie de l’usine et une poignée de stoïciens. Pour le reste, les autres, je n’ai que des ratures à offrir. L’hameçon dans la gueule de l’amitié crève les cœurs. Le vin dans les provinces des songes rances endort la besogne des jours dans un quartier d’âme mal famé. Embargo sur tristesse. Demeurer chez soi en noblesse, car le monde est une croix, depuis le terminus de la jeunesse. Désormais, le venin est souverain et le style est dans le chagrin. Devant les cocktails des crucifiés, les longues jambes de cette fille de Russie, le regard cloué à son pubis. Mes veines de quarante années irriguent mal mon nom balafré par les lames de l’existence, cependant que des femmes miche-tonnent dans l’impasse, sœurs de mon ennui. Mon verre annonce la couleur de l'abîme où j’ai laissé bien des scories.
Alors, à quoi bon cette éponge sur le cœur, et, dans ma chambre, le linge sale des océans?

(à paraître en mai 2016 AUX CARNETS DU DESSERT DE LUNE , "Vénus pleure dans un taxi"
F. Sanchez copyright

BOWIE MON BIDE ET LES PUTAINS

De quel côté des choses je penche, où suis-je vraiment, avec mon bide de femme enceinte, je ne peux plus me prostituer et quand je te baise Samira je m'essouffle comme un vieux cheval. C'est bien, on écoute le dernier Bowie (tu as une préférence pour le morceau Lazarus) , nous buvons du thé. C'est toi qui m'a appris à faire la pute mais là, devant mon ventre tu prends pitié. Je voudrais les coups de mon père pour me punir. Comme dans le bon vieux temps, quand j'étais un poids plume tout plein de la grâce de mes douze ans. Je me sens sans maintenant. Sans présent. Arthrose, surpoids, problèmes cardiaques, je ne peux plus faire la pute, juste l'écrivain, mais je préfère encore lire Manuel Daull et me branler que de redevenir pour toi la blue star que j'étais, c'est comme ça que tu m'appelais, parce que j'étais beau, assoiffé de sexe et d'argent, et qu'aujourd'hui je claudique (douleur dans le genoux) et je reste allongé devant un thé fumé pendant que tu te dessapes et que le dernier Bowie tourne en boucle, Blackstar..........................................................................................................................................JE N'ARRIVE A RIEN ET DE NULLE PART.
A RIEN DE NULLE PART. The end of blue star, but fuck me anyway, même si nous ne savons pas de quel côté des choses nous sommes, vers où notre coeur penche, ni sur quelle balance.

Fabien Sanchez copyright  2016


dimanche 7 février 2016

"Nous ne pouvons arracher une seule page de notre vie, 

mais nous pouvons jeter le livre au feu."
George Sand

Much better

"I feel so much better now, I feel like boogie woogie into town"


Je pense à ces hommes qui surent dompter la vie.

Michel Leiris 

 
Jusqu'à frôler le sol velouté de la misère
 - portée par l'enfance de ouate 
sur laquelle le futur 
s'écrira                     à l'encre douce.

vendredi 5 février 2016

«La haine est sainte, disait Zola. 
Elle est l'indignation des cœurs forts et puissants, 
le dédain militant de ceux 
que fâchent
la médiocrité et la sottise".
Nous vivons une periode de criminalisation syndicale soutenue par ce gouvernement qui grignote les acquis sociaux et ne protège pas l'emploi, encourage les licenciements abusifs. Je suis avec les syndicalistes de Peugeolt Citroen et Good Year.
Mais dans le fond, comme le chante Lou dans Men of good fortune, I just don't care at all.
"Le simple fait d'errer dans le désert n'implique pas l'existence de la Terre promise." 
Paul Auster, L'invention de la solitude


Franckie et moi

Franckie et moi nous branlions souvent devant l'image de Véronique Jeannot dans Pause café. Je le lui ai dit un jour que je la croisais dans une soirée, elle m'a sourit mais n'a pas eu l'air d'apprécier. C'est une femme chouette, bouddhiste et aimant les animaux. Elle buvait du jus d'orange, je m'en rappelle car j'en étais à mon troisième whisky. L'alcool me deshinibe mais surtout, surtout, me fait mourir de chagrin. C'est pour cela que je bois du thé et lis Alexandre Jollien, pour cesser d'être un aventurier sentimental qui flirte avec son passé, les filles de jadis, les pipes d'antan, les doigtés adolescents, l'HP, et l'ennui d'une cité résidentielle où le Rolling thunder revue de Dylan n'est jamais passé que dans mes rêves, de même que l'express de minuit qui était le seul moyen de s'évader mais il ne fallait pas avoir peur de la vue du sang.

Un parasite

Webmaster, tourneur fraiseur, comptable, pompier, policier, infirmier, medecin, ambulancier, patissier boulanger, serveur, entrepreneur, syndicaliste , croque mort, fleuriste, maraicher, buraliste, assurreur, escort boy, asssistant social, facteur, chauffeur de bus, taxi, prof........................................DIEU OU MA PARESSE ONT FAIT QUE JE NE SUIS RIEN DE TOUT CELA. Je suis un type qui écrit et qui en a honte. Un inutile, un parasite, un bon à rien, plus de quinze ans que je vis avec ça sur le dos.......lundi je file à pole emploi et avec de la patience et de la tenacité peut etre decrocherai je un petit boulot non qualifié comme agent d'acccueil ou caissier. Oui, il est temps d'en finir avec les conneries...........................................

Journal d'un parasite (suite)


A chaque fois que je bois mon café au comptoir, je me dis que j'aimerais être à la place du type derrière le comptoir, mais je n'ai pas l'audace, le cran, le courage, la santé et je replonge le nez dans mon journal en maudissant mon sort d'inutile.

Mon corps pour du Bowie

Quand j'vais dix sept ans je me faisais enculer par mon meilleur pote qui me payait en disques de Bowie, voila pourquoi la mort de cet artiste me rappelle cette étrange période où James (il était anglais) jouissait de mon corps, à l'époque bien proportionné, pas comme aujourd'hui où j'ai de la brioche et un menton double. J'aimais bien me faire enculer pour du Bowie ou du Lou Reed.....


mercredi 3 février 2016

SAY NO TO THE DEVILL

PEUR DE MANGER AVEC MA FEMME, car je fais du bruit avec la bouche et que j'en mets partout. Envie de manger avec un copain et de parler foot. En plus elle a mis le journal télévisé, ça m'angoisse. La croix, les clous de la croix. Comme le chante Reverand Gary Davis : Say no to the devill, say no.


Je découvre Thiéfaine à 43 ans.


Il aura fallu attendre mes 43 ans pour me prendre de passion pour Hubert Felix Thiéfaine.
Quand je pense qu'au lycée je l'avais zappé et me moquais des filles qui écoutaient la fille du coupeur de joints quand moi j'écoutais du blues, Joy Division, Le velvet, les Doors, Bowie...Me croyant supérieur parce qu'exigeant dans mes choix musicaux. Aujourd'hui, j'adore La fille du coupeur de joints mais vous propose chers lecteurs de ce blog un petit intermède musical avec le sublime "La ruelle des morts" que je dédicace tout spécialement à mon camarade chanteur Vax en l'air.
Longue vie à ce poète un peu fou...






SaFranko à La Dragonne

Je viens de finir la lecture du dernier livre de Mark SaFranko "Incident sur la 10ème Avenue", un recueil de nouvelles dans lesquelles on retrouve parfois la figure de son alter ego Max Zajack.
SaFranko avait fait paraitre quatre excellents livres aux éditions 13ème note qui ont hélas fait faillite après avoir créé un catalogue hallucinant d'écrivains US contemporains (Dan Fante, Jerry Stahl, Barry Gifford, Sam Shepard, Jonathan Shaw, Burroughs junior...). Mon éditeur Olivier Brun a pris contact avec Mark pour lui demander des inédits. L'homme a accepté et cela donne un livre de très bonne facture. Je le recommande. Il faut lire SaFranko. Je ne cache pas que je suis fier d'être publié dans la même maison d'édition. Bravo et merci à Olivier d'être allé chercher cet auteur culte, de ne pas le laisser tomber et de permettre à son public français de le retrouver après Putain d'Olivia et autres Dieu bénisse l'Amérique.
j

mardi 2 février 2016

DAVID ET LES SUSHIS

Un des petits plaisirs simples de la vie, un resto japonais avec mon David dont l'amitié m'est précieuse...


lundi 1 février 2016

Apres MIssissippi John Hurt et Leadbelly, j'ai découvert grâce à mon ami David Bouchacourt de Puytorac mon troisième bluesman préféré :JB LENOIR.
C'est extraordinaire et je le recommande vivement.






WILD IS THE WIND SANG DAVID AND WE CAN BE HEROES

DAVID, RIP.


Reading the last book of Olivier Adam, "La renverse"


En terrasse de La fourmi ailée
EXTRAIT RECUEIL DE NOUVELLES "SPLEEN VILLE" (sortie mai 2016) 
aux editions AL MANAR

Fabien Sanchez copyright

Je traînai le restant de la journée devant Roland Garros. J’avais la chance d’avoir une petite télé en noir et blanc dans ma chambre. Mon ami Georges était venu me retrouver et on avait passé la fin de l’après-midi affalés, torses nus sur mon lit, les volets mi-clos en espagnolette. Il faisait une chaleur suffocante. Je lui ai su gré de ne pas me faire remarquer pour la énième fois que son appétit sexuel pour ma frangine ne cessait de le tarauder, d’autant qu’elle était apparue dans la chambre en mini short, et que j’avais pu observer Georges lever un œil fiévreux sur elle. Comme il sentait fortement la sueur, lorsqu’après le dernier set, il a opté pour rentrer chez lui, je n’étais pas mécontent. Je suis resté sur mon pieu à dégouliner. J’ai zappé sur une rediffusion d’un épisode en cours de Pause-café, vu quand j’étais enfant. Ça m’a rappelé le bon vieux temps de l’âge doré. J’ai fermé à clef la porte de ma chambre et je me suis branlé sur Véronique Jeannot. Se taper une queue comme disaient les copains représentait parfois une échappatoire salutaire aux heures moroses des week-ends interminables qui distillaient un ennui corrosif. Aussitôt que j’eus fini ma basse besogne, un cafard oppressif s’en est suivi. Le spectre du dégoût vint me tirer la langue. Je désespérais de rencontrer une fille avec laquelle je le ferai. Je ne croyais plus la chose possible. J’étais résigné. Je me convainquis que je n’étais qu’un déchet, un être misérable en tous points. Qu’allais-je faire de ma minable existence ? J’oscillai entre des envies de fugue et de suicide, sachant pertinemment que j’étais bien trop lâche pour l’une et l’autre de ces options.
A l’idée que j’étais encore puceau, je fus submergé par une vague de désespoir venue s’échouer en grondant contre la digue fragile qui protégeait mon cœur. Une piètre image de moi-même m’échoyait. Il y avait là de quoi prêter à sourire, bien que j’offrisse un masque impassible, au mieux figé dans une grimace pathétique, car je me voyais comme un déchet stagnant à la surface d’une eau croupie. Ah, ce n’était qu’un être misérable qui se tenait en sueur, le sexe brandi dans la main, inondé de semence, dans le lit de son enfance.

Avec le poète Christophe Brégaint, devisant de poésie au Bon coin dans le dix huitième.
Son livre "Route de nuit" est une merveille, paru aux éditions La Dragonne depuis un mois.


Ca sort en mai aux editions AL MANAR, un recueil de nouvelles que j'ai intitulé provisoirement Spleen ville :

TABLE

Spleen Ville
Play it again
Une visiteuse de ma solitude
1980
Sa majesté des guêpes
Bataille au soleil
Manderley
Une femme fictive
Coney Island baby

Ma vie a le poids d'une phrase qui traîne dans la poussière et courtise la conscience du néant.

From "Venus pleure dans un taxi" de Fabien Sanchez
(A paraitre en juin 2016) aux Carnets du dessert de lune

Elle sucera son pouce, cependant que je vernirai de bleu les ongles de ses pieds.
(Prochainement aux carnets du dessert de lune) par Fabien S.