lundi 8 février 2016

BOWIE MON BIDE ET LES PUTAINS

De quel côté des choses je penche, où suis-je vraiment, avec mon bide de femme enceinte, je ne peux plus me prostituer et quand je te baise Samira je m'essouffle comme un vieux cheval. C'est bien, on écoute le dernier Bowie (tu as une préférence pour le morceau Lazarus) , nous buvons du thé. C'est toi qui m'a appris à faire la pute mais là, devant mon ventre tu prends pitié. Je voudrais les coups de mon père pour me punir. Comme dans le bon vieux temps, quand j'étais un poids plume tout plein de la grâce de mes douze ans. Je me sens sans maintenant. Sans présent. Arthrose, surpoids, problèmes cardiaques, je ne peux plus faire la pute, juste l'écrivain, mais je préfère encore lire Manuel Daull et me branler que de redevenir pour toi la blue star que j'étais, c'est comme ça que tu m'appelais, parce que j'étais beau, assoiffé de sexe et d'argent, et qu'aujourd'hui je claudique (douleur dans le genoux) et je reste allongé devant un thé fumé pendant que tu te dessapes et que le dernier Bowie tourne en boucle, Blackstar..........................................................................................................................................JE N'ARRIVE A RIEN ET DE NULLE PART.
A RIEN DE NULLE PART. The end of blue star, but fuck me anyway, même si nous ne savons pas de quel côté des choses nous sommes, vers où notre coeur penche, ni sur quelle balance.

Fabien Sanchez copyright  2016


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