lundi 11 avril 2016

Un poème

Mon âme devenue larme
j'appartiens à la nuit
au pur noyau des songes.
Délivré du poids des jours
où brille encore une lune chimérique.
A tout enfant il faut donner
l' Amour
le mien est comme repris, évanoui,
il faut que je le cherche partout.
Tous ces corps dans la ville
qui semble ne jamais dormir.
Je veille de ce côté pauvre de ma vie
dans l'odeur de la sueur
des rêves qu'on maltraite.
Je suis de la tribu de la cendre
que mon cœur recueille
dans la diaspora des jours.
Je suis porteur d'un feu.
L'amant de tout
soleil d'enfance.




From La route blanche - F. Sanchez copyright (à paraître)

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