samedi 16 juillet 2016

C'est sur cette masse immémoriale, sur le chaos sans fin et informe de ce qui se perd qu'Iblis, l'ange qui n'a d'yeux que pour l’œuvre de la création, ne cesse de verser ses larmes. S'il pleure, c'est qu'il ignore que ce qui se perd appartient à Dieu, et que, quand toutes les œuvres seront oubliées et que tous les signes et tous les mots seront devenus illisibles, l’œuvre du salut restera, seule, ineffaçable.

Georgio Agamben – Nudités

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