dimanche 14 août 2016

Ecrire

(A Chris Brégaint )

Lorsque qu’il m’arrive de songer à la vie aventureuse faite de voyages d’un Cendrars, d’un Hemingway ou d’un John Huston, la tête me tourne. Moi aussi, je suis un citoyen du monde, mais d’un monde qui me fait prisonnier, dont la réalité m’étrangle. Je suis enchaîné à elle par une corde au cou, comme un chien à sa niche. Je suis un citoyen du monde, mais toujours au même endroit.
Et j’écris comme le chien aboie, par ennui et pour conjurer la corde.

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