lundi 15 août 2016

J'aimerai toujours Roland Jaccard


N'en déplaise à certains, Non, je ne suis pas fâché avec Roland Jaccard. Lui, peut-être. Disons que la politique s'en est mêlée, la sale affaire...Mais c'est pour des phrases telles que celles-ci extraites de "Chemins de la désillusion" que je l'aimerai toujours. Et parce-qu'il est l'un des êtres les plus brillants, les plus intelligents que je connaisse, et parce-qu'il a publié Comte-Sponville et Marcel Conche chez PUF, entre autres qualités.
Bien à toi cher Roland, et comme tu le dis si bien Tibi !

"Dans tous les couples (ou presque) se répète le même scénario : une lutte à mort pour le contrôle de l'autre sur un point précis - nourriture, sexualité, alcool, drogue, argent...- au lieu de rencontre du refoulement excessif de l'un des partenaires et du passage à l'acte de l'autre. Ce combat est à la fois ce qui cimente le couple - la haine comme agent de conservation - et ce qui lui évite de sombrer dans l'ennui.
Quant à l'amour dans la liberté ou dans l'égalité, il faut être très jeune ou très naïf pour y ajouter foi. La passion amoureuse, profondément, veut la destruction. La mort seule la comble."

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"Ce qui ne peut pas tenir sur une carte postale mérite-t-il d'être écrit ? N. observait que beaucoup écrivent, parce qu'ils n'ont pas assez de caractère pour s'en abstenir. C'est mon cas."

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"Démocrate et socialiste, oui, je l'étais - sincèrement sans doute, mais avec un sens très affirmé de la hiérarchie sociale au sommet de laquelle je plaçais, bien entendu, les artistes, les savants et les intellectuels."


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