jeudi 29 septembre 2016

Avec moi, c’est le dernier qui parle qui a raison, étant entendu qu’à chaque raison s’oppose une égale raison. Lisant « L’esprit de l’athéisme » d’André Comte-Sponville, je devrais, puisqu’il est le dernier, dans le cadre de cette lecture en cours, à me parler, lui donner raison. Pourtant, je ressens que je ne suis pas d’accord avec lui ! Aussi brillant qu’il puisse être, ce philosophe ennuyeux ne me convainc guère. Je reconnais qu’il y a une spiritualité sans Dieu, mais j’éprouve Dieu au-dedans de moi, au-delà du spirituel. Ainsi, il semblerait que rien ne puisse l’ôter de mon cœur. Le monde m’a trop vaincu et j’ai trop peur de la mort pour qu’il puisse en être autrement. Je suis néanmoins d’accord avec Comte-Sponville lorsqu’il écrit ceci qui me touche de près et sera la conclusion de ce livre :
« La question de savoir si ce Royaume continue ou pas après la mort, outre qu’aucun savoir n’y répond, devient dès lors quelque peu dérisoire ou anecdotique. Elle n’a d’importance, dirais-je volontiers, qu’à proportion de l’intérêt narcissique que nous nous prêtons à nous-mêmes – au point que je mesurerais volontiers le degré d’élévation spirituelle d’un individu à l’indifférence plus ou moins grande où sa propre immortalité le laisse. »

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