vendredi 30 septembre 2016

J'ai trop aimé une femme sensible et suicidaire pour m'accommoder de cette vendeuse de fruits et légumes fraiche comme le printemps. Je me sens comme Maurice Ronnet dans "Le feu follet" ; le mal est au coeur de ma volonté. Reste le bleu du ciel, vide du rire de mes enfants ; et cette croix du Christ sur la place du marché devant laquelle je me signe ; car je suis à ma façon un martyr. J'ai vécu mille morts pour écrire des livres ; et c'est ce gout de mort que je retrouve dans ceux des autres, mais aussi chez les femmes que je croise, chez les enfants qui marchent dans les rues de spleen ville ; la mort le matin, la mort l'après midi ; et la nuit, soudain, les étoiles qui disent la vie.

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