mercredi 21 septembre 2016

J'emmerde la morale. Je ne croyais qu'à la cancritude étant gosse, et je ne trouve de soulagement qu'en faisant l'amour à une jeune fille suicidaire ou dans des conversations avec des dingues. Oui, je ne suis pas normal. Oui, je suis un original, un artiste comme on m’appelle dans le village, oui je suis inadapté, non, je ne peux pas travailler, en tout cas je ne le puis plus. Oui, tout ce qui me reste c'est lire de la philosophie, revoir de vieux Godard ou Claude Sautet et espérer mourir entre les bras d'une fille de dix sept ans. Le reste m'ennuie. A mourir. C'est pourquoi je souffre. MAIS JE RESTE ENTIER. L'ancien amoureux de Leslie Sauvagnac, ce pourrait être mon épitaphe, car c'est la seule chose dont je sois fier. Avoir embrassé, avoir été aimé par la plus adorable des adolescentes qu'il m'ait été donné de rencontrer sur terre; et je me suis un peu baladé sur la planète pour comprendre que oui, j'ai une fois, une fois seulement rencontrer l'éternité ; elle brûle encore dans mon cœur chaste.

2 commentaires:

  1. "Elle brûle encore dans mon coeur chaste".Je pense à Thiéfaine dans stratégie de l'inespoir:je veux brûler pour toi petite...
    Bien à vous
    Florent

    RépondreSupprimer
  2. J'aime votre histoire avec Leslie Sauvagnac parce qu'elle est identique à la mienne à la différence près...je ne suis pas sûre que ce soit intéressant, ce que ça m'a inspiré est plus intéressant, enfin j'espère.

    RépondreSupprimer