dimanche 25 février 2018

Texte

 
 
Le désir, empli de cette lassitude qu'il porte avec elle, de s'incliner, pour mordre la poussière du temps, et laisser le Moi à la limite des larmes. Le silence heureusement se dérobe, bouleversé par le saxophone ténor de Joe Henderson, qu'accompagnent les notes fluides et déconstruites, comme radicalement relâchées, remises en liberté, d'un piano qui désorganise l'absence de sens de cette nuit, laquelle vole en éclats, pour ne signifier rien de plus que le retour au langage écrit, sans lequel, la nuit même s'étiole et se dissolve dans les derniers feux d'une pâle énergie qui ne trouve plus en l'âme et dans le cœur de ma personne, que les résidus de sensations qui apportent comme une usure aux prérogatives de la toujours douce et consolante unicité.
 
 
Fabien Sanchez - Tous droits réservés - 2018
 
 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire