jeudi 15 mars 2018

Bradley Walker Tomlin.

 
Relu toute la journée le jeu d'épreuves de mon nouveau roman Un train est passé. Pour me recompenser je regarde des tableaux de Bradley Walker Tomlin, et je suis éberlué par tant de beauté sauvage, de barbarie abstraite, de sensations sales, de boue visqueuse, érigées en beauté supra sensorielle. Déchaînement de violence picturale, éclaboussures de formes et de couleurs. Un tableau en particulier me semble faire écho avec l'un de mes textes :
 
Ma vie n’a de paroles que pour grincer sur la magie rouillée. Le voici qui revient le négrier chagrin, c’est ici que ce chien du Schéol a son gîte. Dans ce cœur de pierre qui s’effrite. Je ne suis plus d’âge à tout entendre, et contre l’héritage des ombres, ma vie entière est mouillée par une pluie de riens.
 
 
 
 

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