vendredi 16 mars 2018

Mercredi 16 / 03, 14h 32

 
A l'écoute de Wayne Shorter, je réfléchis, assis dans mon canapé, à la nature déficiente qui me revient parfois, comme un écho de l'adolescence : peur irrationnelle, paranoïa, dissensions envers moi-même, mais aujourd'hui, la différence réside dans le fait que mes névroses paraissent inauthentiques. Le passé et le présent sont le miroir l'un de l'autre. Celui que j'étais et celui que je suis souffrent d'un même mal, qu'il me faut tenter de résorber, ou laisser à celui-ci le soin de m'envahir, sans lui opposer de résistance. Le secours ne peut venir du monde, que donné, offert, Et non en cherchant en soi-même les moyens de l'atteindre. Parfois, à l'inverse, il faut savoir s'effacer, pour se retrouver en lui. Ainsi la réalité de la vie n'en finit plus de disparaître, au profit d'une joie qui toujours donne l'impression de débuter, de faire sur terre, ses premiers pas. La force poétique du cœur se fige dans une zone interdite ; sauf aux enfants - ceux que la vie ennuie ou dérange et dont le bas blesse. Attendus dans leur innocence. Accueillis comme des monstres de foire.
 
Texte de F. Sanchez - Tous droits réservés - 2018.
 
 
 
 

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