mardi 13 mars 2018

Poème sur un tableau de Jacques Grinberg.

Un art de l'imagination débridée était le titre d'une exposition en 2004 de Jacques Grinberg, dont je contemple une toile. Je trouve que c'est là une juste définition de ce que représente l'écriture, comme la peinture.






Ce matin mon carnet est ouvert. Sur un poème écrit cette nuit.
Le voici :


Aucune de mes larmes
ne signalent de blessures
venues de ma vie d’homme.
Toutes sont la signature d’une enfance
qui cherche un passage pour vivre.
Sous une pluie d’hiver,
au coin du feu
ou sous la clarté baptismale d’une
nuit d’été,
je ne trouve aucune trace de moi.
Peut-être me suis-je oublié
dans les larmes.
Mon absence n’a pu mettre pied à terre
sur leur piste.
Je suis fils, et mon propre
Dieu.
Je mène l’urgente bataille des sentimentaux.
 
Je connais bien l’inconnu
que je suis devenu.
Il me demande la charité et la piété du cœur.
Je les lui donne bien volontiers
Pour qu’il puisse repartir, soulagé
De la douleur d’exister ?
Vers le pays des mots, où
Il dira toute ma vérité,
sera témoin de ma réalité
et ainsi, d’un monde à l’autre
pourrais-je vivre, et la vie
m’apparaitra
évidente
A moi, et mon autre,
ailé.
 
 
 
Fabien Sanchez - Tous droits réservés - 2018

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