lundi 12 mars 2018

Un café sur la place de la comédie

 
Terminé aujourd'hui mon roman sur l'Amérique qui se déroule à New-York, Memphis, Charlottesville, Avalon, Baton Rouge,  La Nouvelle Orléans ; comme un pendant à un road movie Wendersien. Son titre: Larmes de...(je n'en dis pas plus, c'est incertain). Je trouve qu'il tient la route. Quel soulagement. J'ai bien mérité un petit café pris en terrasse du bar Les trois Grâces sur la place de la comédie. Montpellier m'apparait belle aujourd'hui. Surement parce - que l'auteur que je suis et qui ne sommeille plus en moi, est satisfait du parcours accompli depuis qu'ils'est mis en tête d'écrire. Les trois Grâces était mon QG quand j'étais étudiant. J'y vais désormais avec parcimonie. Mais aujourd'hui, je ne crois pas y avoir été si heureux qu'en me plongeant dans les aventures de William et Eva Zurlini, sur les routes d'Amérique. Je ne me suis pas perdu en écrivant. Au contraire, j'ai eu un sens aigüe de l'orientation dans le dédale de mes phrases et de toutes les émotions et les idées que j'avais à exprimer.
Comme l'a si bien dit le cinéaste Jim Jarmusch : Ma philosophie est simple : difficile de se perdre quand on ne sait pas où on va.
En effet, je ne savais pas où j'allais. Je n'avais pour boussole que mon désir de parler de la relation ambiguë qui peut exister entre un homme et sa belle sœur, et je voulais que se joue pour eux la confusion des sentiments dans un ailleurs situé hors de France. Quel décor plus propice à exprimer les horizons intérieurs que le continent nord américain, où les pensées, les ruminations, les introspections de mes personnages se voient éclairées par une mise en perspective qui s'étend dans les décors d'une mythologie moderne et déjà érodée, usée, appauvrie ; laquelle est cependant propice au sentiment de l'exil intérieur, comme si les noms des villes que traversent mes personnages offraient un écrin à leur folie, leur chagrin, leur passion ; celui d'une réalité absoute et d'une rêverie séditieuse.
 
 
 

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