lundi 18 juin 2018

Poème de New-York

 
 
 
 
New-York
2 H du matin
dans ta chambre
du Arlo Soho Hotel
tu as peur,
tu trembles.
Tu as 45 ans
et tu ne sais plus rien
de la vie.
Tu as tout oublié, et Dieu
ne t’ait d’aucun secours.
Tu as perdu cette force mystérieuse
qui te faisais écrire des livres,
ce lien ténu s’est rompu
à la pointe ultime de toi-même,
sur la route du temps
que ne balisent plus les mots.
 
Te voilà,
chimérique dans une ville
dont le réel devient
protéiforme.
 
Il te reste les nuits - pour t’ancrer
et les jours – pour t’exiler ;
il te reste : New-York,
sa réalité –
cependant que tu te consumes
 
d’un feu
 
ILLUSOIRE.
 
 
 
 

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